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	<title>The Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>L&#8217;overdose Cotillard</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 16:19:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[the canner]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/RCFA_CANNE2012-copy.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-16560" title="RCFA_CANNE2012-copy" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/RCFA_CANNE2012-copy.jpg" alt="" width="620" height="600" /></a></p>
<p>Le chignon de la belle pour sa montée des marches ce jeudi 17 mai était à l&#8217;image de la campagne de promo autour du film de Jacques Audiard <em>De rouille et d&#8217;os, </em>ENORME. Avec toutefois, la chose est remarquable, la possibilité pour le vulgum pecuum de se rendre dans une salle de cinéma le jour même, histoire de se faire une idée. La chose parait en tous cas entendue à Cannes, le film est formidable-15 minutes d&#8217;applaudissement et constitue un fort bon démarrage. Le sujet n&#8217;est pas très amusant, la môme Cottillard y est moins apprêtée que dans sa campagne promotionnelle mais le buzz est lancé pour dix jours de festival avec tellement de films projetés qu&#8217;il y a vraiment de quoi s&#8217;y perdre. The Pariser sera sur place dès mardi prochain, l&#8217;occasion de vous aider à vous y retrouver. Sachez toutefois que comme à chaque année, il y a le &#8220;in&#8221;-la sélection officielle qui concourre pour la Palme et le &#8220;off&#8221;, avec  Un certain regard, la Caméra d&#8217;or, la Quinzaine des réalisateurs et la Semaine de la critique, ouf! C&#8217;est en effet cette sollicitation permanente pour les yeux qui frappe le plus en arrivant sur la croisette où une multitude d&#8217;affiches, de revues distribuées participent à la gabegie qui règne ici. Cannes &#8220;paillette&#8221; est également dix jours durant Cannes &#8220;business&#8221; avec de Nicole Kidman au réalisateur indépendant ukrainien, toutes les personnes présentes qui viennent ici pour signer des contrats-avec plus ou moins de succès. Le marché du film brasse ainsi des millions de dollars pendant que les bars d&#8217;hôtel ne déssemplissent pas de tous ceux qui espèrent y faire affaire. Au milieu d&#8217;eux, les badauds cherchent non plus la starlette mais le people avec même cette année <a href="http://lospeople.com/">Los people</a>, une application internet pour savoir en temps réel où ils sont&#8230;Car Cannes, c&#8217;est aussi ses soirées avec en &#8220;before&#8221; la villa des <a href="http://villa.lesinrocks.com/">Inrocks</a> qui à une quinzaine de minutes de la Croisette propose des concerts de la jeune garde de 18 à 23 heures pendant dix jours. Depuis mercredi, les happy few se pressent ensuite aux diverses soirées-L&#8217;Oréal sur la plage Orange avec Jane Fonda, Eva Longoria ou Freida Pinto, toutes trois &#8220;encartées parce que je le vaux bien&#8221;, la soirée Chinoise sur la plage du Majestic pour ouvrir le marché du film tandis que Chopard avec ses trophées des espoirs rendus sur la terrasse Martinez a fait très fort avec Sean Penn et un concert privé Lana del Rey. La très glamour chanteuse américaine s&#8217;est retrouvée également dans &#8220;the place where to be &#8220;-le Club by Albane qui accueille sur la terrasse du Marriot tous les acteurs digne de ce nom. Autre spot, l&#8217;hôtel 3.14 ou Le Cercle et le nouveau venu, le Club Silencio de David Linch que les parisiens connaissent bien tout comme Le Baron sur la terrasse du Palais des Festivals ou encore le Mathi&#8217;s sur la plage du Carlton. Mais entre les projections presse du matin à 8 h30 ou la nouba toute la nuit, il faudra choisir&#8230;</p>
<p>LM</p>
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		<title>Les sosies</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 15:34:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je venais de débarquer lorsque soudain j&#8217;aperçus Léonard de Vinci. Sa silhouette caractéristique : tête dégarnie entourée de longs cheveux gris emmêlés, barbe fournie et toge renaissance d&#8217;un vert épinard ondulait dans la chaleur infernale qui transformait le tarmac de l’aéroport [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je venais de débarquer lorsque soudain j&#8217;aperçus Léonard de Vinci. Sa silhouette caractéristique : tête dégarnie entourée de longs cheveux gris emmêlés, barbe fournie et toge renaissance d&#8217;un vert épinard ondulait dans la chaleur infernale qui transformait le tarmac de l’aéroport de Pise en guimauve.<br />
Je connais d&#8217;avance votre réaction. Et oui, voilà, vous secouez la tête d&#8217;un air exaspéré en murmurant un non excédé. S&#8217;il vous plait, je vous en conjure, écoutez moi jusqu&#8217;au bout, ne m&#8217;interrompez pas et après, seulement après, vous jugerez ..<br />
Je n&#8217;étais pas sous l&#8217;emprise de drogues ou de boissons alcoolisées, et cela ne m&#8217;était jamais arrivé précédemment. Mon métier m&#8217;entraine aux quatre coins de la planète où j&#8217;expertise les comptes financiers de grands groupes industriels, plutôt bien parait-il, grâce à une mémoire phénoménale et une aptitude innée pour les mathématiques. Je ne tire aucune gloire de cet état des faits : je suis né comme ça, dans une famille de scientifiques pré-formatés in utero. Le prix à payer (car il y en a toujours un ) est que nous n&#8217;avons aucune imagination. Ainsi, lorsqu&#8217;installé dans les moelleux fauteuils de la business class d&#8217;Air France, j&#8217;ai parfois de longues heures à tuer, je les passe en réduisant en charpie les complexes problèmes arithmétiques des sociétés que j&#8217;audite. Non à lire, ni à rêver, ni à étudier l&#8217;histoire des pays dans lesquels je vais (certes brièvement) séjourner, non, rien qui pourrait donner un début d&#8217;explications à mes hallucinations à répétition. Car elle n&#8217;est pas restée unique, mais je m&#8217;embrouille, je vais trop vite, repartons donc à Pise aujourd&#8217;hui, lorsque par une chaleur écrasante surgit devant moi le sosie de Leonardo.<br />
Il me précédait dans la longue file de voyageurs descendant à pas précautionneux l&#8217;escalier et laissa soudain échapper son I pod qui rebondit avec un bruit mat sur le bitume. Oui, je sais : L De Vinci et I pod, il y a comme un anachronisme. Et pourtant, lorsqu&#8217;il se retourna prestement pour ramasser l&#8217;objet, je ne pus m&#8217;empêcher de le regarder fixement avec incrédulité, tant et si bien qu&#8217;il finit par me rendre mon regard, interrogateur et perplexe. C&#8217;est alors que je compris ma méprise : ce que j&#8217;avais pris pour une toge renaissance n&#8217;était en fait qu&#8217;un de ces vêtements un peu ample, aux formes indéfinissables, à mi chemin entre le boubou et les jodhpurs informes: le Léonardo en question n&#8217;était en fait qu&#8217;un hippie attardé, le cou entouré de colliers d&#8217;ambre et de gris-gris d&#8217;argent. D&#8217;ailleurs, dès que notre échange de regard interloqués prit fin, il ne me prêta plus la moindre attention et ramassa prestement son appareil tout en jurant à voix basse.<br />
Pour ma part, je me secouai en reprenant mes esprit : certes, il avait exactement les traits du célèbre peintre, c&#8217;était indéniable, mais personne autours de moi ne semblait avoir noté de ressemblance, et même si pour moi, elle était criante, il s&#8217;agissait bien d&#8217;un contemporain, plutôt crasseux et marginal au demeurant, sans aucun rapport avec le lumineux génie créateur de l&#8217;artiste.<br />
C&#8217;est donc souriant, et hochant parfois tout seul la tête avec amusement, que je poursuivis mon chemin vers le hall, où je passai sans difficulté les formalités de police.<br />
Je montai dans un taxi que je dénichai avec un peu de peine car la foule en ce mois de juillet était dense et lui indiquai l&#8217;adresse d&#8217;un hôtel en plein centre ville de Florence, hôtel dans lequel j&#8217;étais déjà descendu à plusieurs reprises, et dont la situation s&#8217;était révélée idéale : à trois pas du palazzo veccio et mieux, à deux pas de la banque que j&#8217;allai auditer dès l’après-midi.<br />
Le ciel était laiteux, rendu opaque par une brume de chaleur orageuse qui plombait le paysage, assourdissant l&#8217;éclat des cyprès entrevus dans les collines. Je me plongeai dans mon dossier, suivant du doigt les graphiques et les courbes des statistiques, les cheveux soulevés par la brise légère filtrant par la fenêtre entrouverte du chauffeur. Ce dernier resta muet durant tout le voyage. Je l&#8217;avais d&#8217;ailleurs à peine entrevu, lorsqu&#8217;il avait saisi ma valise pour la placer à l&#8217;arrière dans le coffre. Il conduisait avec aisance et célérité et ne mit qu&#8217;une heure à me mener à destination, déjouant les pièges des nombreux radars de la FILIPI (la route reliant les trois grandes villes de Firenze, Pisa et Livorno). Il bénéficiait de laissez-passer spéciaux en sa qualité de taxi et c&#8217;est ainsi que levant enfin les yeux j&#8217;aperçus en un éclair la statue de Côme De Médicis l&#8217;ancien, juché d&#8217;un air bravache sur son cheval vert de gris. Je la connaissais bien, car c&#8217;était mon itinéraire habituel dans la ville, et je la détaillai d&#8217;un air absent lorsque le conducteur m&#8217;adressa enfin la parole :<br />
Je dois m’arrêter ici, signore, après, c&#8217;est une voie piétonne.<br />
Croisant son regard dans le rétroviseur, j&#8217;eus vraiment un choc.<br />
Côme l&#8217;ancien ! Ce type ressemblait comme deux gouttes d&#8217;eau à Côme l&#8217;ancien !<br />
Euh, c&#8217;est un canular ? bredouillai-je en détaillant ses petits yeux durs et son crâne chauve tandis qu&#8217;il se retournait vers moi.<br />
Non, non, Signore, c&#8217;est vraiment piéton.<br />
Enfin, je veux dire, vous vous moquez de moi ?<br />
Je commençai à me sentir franchement mal à l&#8217;aise. Je regardai vers l&#8217;arrière, afin de tenter d&#8217;apercevoir la statue et de vérifier si je n&#8217;avais pas la berlue, mais nous avions tourné sur la droite et elle n&#8217;était plus visible.<br />
A l&#8217;avant, le chauffeur perdait patience : il répéta d&#8217;un ton sec le montant de la course tout en mordillant sa lèvre inférieure, qu&#8217;il avait fine comme l&#8217;ancien, tandis que je tentai de trouver une explication rationnelle à cette deuxième coïncidence. Je lui fourrai dans la main une poignée d&#8217;euros froissés et il démarra en trombe, me laissant avec mon attaché case et ma petite valise sur le trottoir poussiéreux.<br />
Indifférente, la foule bigarrée des touristes déambulait autour de moi, léchant d&#8217;énormes glaces crémeuses, les enfants s&#8217;amusaient en piaillant à effrayer les pigeons, le soleil continuait à darder sur ma tête des rayons vaguement orageux.<br />
Poussant un lourd soupir, je m&#8217;ébranlai vers mon hôtel tout en rêvant d&#8217;un grand verre d&#8217;eau pétillante glacée, avec deux tranches de citron vert qui nageraient paresseusement à travers les bulles. J&#8217;étais certes troublé mais je tentai de me concentrer sur la magnifique architecture de la rue et c&#8217;est ainsi que je parvins enfin à destination et m&#8217;accoudai au comptoir de la réception. Le hall d&#8217;entrée était sombre et frais, ainsi que je l&#8217;avais espéré. Il y flottait une vague odeur de poussière et de fleurs surannées, du genre magnolia ou tubéreuse. Il n&#8217;y avait personne d&#8217;installé dans les lourds fauteuils en tapisserie mais le rideau masquant l&#8217;arrière semblait bouger de façon intermittente. Il fut soudain écarté par une main fine tandis qu&#8217;une superbe jeune femme surgissait derrière le comptoir.<br />
Je la dévisageai avec admiration : le nez aristocratique, les yeux bleus en forme d&#8217;amande, l&#8217;opulente chevelure d&#8217;un blond vénitien encadraient un visage d&#8217;un ovale parfait qui surtout, ne m&#8217;évoquait rien de connu. Je veux dire : aucun personnage célèbre ne s&#8217;incarnait en cette magnifique femme et c&#8217;est en mesurant l&#8217;importance du soulagement éprouvé que je m&#8217;aperçus de mon état d&#8217;angoisse et d&#8217;agitation.<br />
Vous êtes nouvelle ? demandai-je en tendant ma carte de crédit. Je ne vous ai pas vue lors de mon dernier séjour&#8230;<br />
Je ne suis là que depuis hier, ça me donne un petit job pendant le congrès, me répondit-elle d&#8217;une voix douce mâtinée d&#8217;un léger accent romain.<br />
Ah, je vois, répondis-je en hochant la tête, bien que je ne vois pas du tout de quel congrès il s&#8217;agissait.<br />
Angelo ! peux-tu porter jusqu&#8217;à sa chambre le bagage du signore ?<br />
Bien sûr.<br />
Je me tournai vers le bagagiste qui venait de surgir à son tour derrière le rideau et là, je subis un double choc. D&#8217;abord en le découvrant: un homme extraordinairement musculeux, les cheveux bruns ondulés, la barbe abondante: Michel-Ange en chair et en os! ensuite en apercevant sur le mur une affiche punaisée depuis certainement longtemps et dont les teintes pâlies n&#8217;avaient jamais attiré mon attention: celle du film de Christian Jacques, avec Martine Carol dans le rôle phare de Lucrèce Borgia. Lucrèce Borgia dont la jeune réceptionniste était la vivante incarnation !<br />
Poussant un faible cri, je m&#8217;écroulai inanimé.<br />
-Et voilà, vous savez tout. Vous secouez la tête de nouveau ? Vous ne me croyez pas ?<br />
Oh si, signore, je vous crois: je vous fais le topo: je suis médecin, la stagiaire de l&#8217;hôtel Medici, un des plus anciens et honorables de notre ville de Florence m&#8217;appelle pour que je soigne un client en proie à une crise de nerfs dans son hall, tout ça est parfaitement exact.<br />
Mais moi, moi, ce que je vous ai raconté, mes hallucinations ? j&#8217;ai peur, Dottore, suis-je en train de devenir fou?<br />
Fou ? Non&#8230;un peu de fatigue, de surmenage, certainement, sinon, vous auriez fait preuve de plus de sang-froid&#8230;.tiens, nous y sommes, ambulancier, voulez-vous bien stopper là quelques instants ? Que voyez-vous signore ?<br />
Euh..la.. une place?<br />
Et tout autour de cette place ?<br />
Des bâtiments? Dont un ..<br />
Dont un?<br />
Est le palais des congrès&#8230;<br />
Et qu&#8217;y a-t-il affiché en grand sur ce palais des congrès ?<br />
Le..le Premier Congrès Mondial des Sosies de Personnages Historiques de la Renaissance Italienne se tient ici du 15 au 21 juillet&#8230;.oooh, je, je ne sais plus où me mettre, je suis pitoyable, je suis désolé mais, même le chauffeur de taxi, le bagagiste ?<br />
Beaucoup de ces sosies tirent le diable par la queue avant de décrocher parfois le rôle de leur vie dans un grand film. Ils font des remplacements, des petits boulots pour pouvoir payer leur séjour à Florence..ma, qu&#8217;avez-vous à me dévisager ainsi ?<br />
Excusez-moi, excusez-moi de vous poser cette question, mais en vous regardant plus attentivement&#8230;on s&#8217;éloigne de la Renaissance là mais, on vous a déjà dit que vous ressembliez à Berlusconi comme deux gouttes d&#8217;eau ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Anne Chevalier</h6>
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		<title>Anne Chevalier</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 15:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le "Plume" de la semaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Née dans le Lot-et Garonne  d&#8217;un père d&#8217;origine slovène  et d&#8217;une mère basque. Etudes de droit (deux DEA: droit public et science po) à Toulouse puis entrée au ministère de la culture en 1992 en qualité d&#8217;attaché d&#8217;administration centrale à [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Née dans le Lot-et Garonne  d&#8217;un père d&#8217;origine slovène  et d&#8217;une mère basque. Etudes de droit (deux DEA: droit public et science po) à Toulouse puis entrée au ministère de la culture en 1992 en qualité d&#8217;attaché d&#8217;administration centrale à Paris avec également trois ans à l&#8217;Elysée; détour à la Martinique pour aboutir à Nantes où elle réside et travaille actuellement. Mariée et maman de deux enfants: Clotilde, 11 ans, et Côme, 5 ans.</p>
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		<title>Jusqu&#8217;au bout de la nuit&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 12:13:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ca c'est Paris]]></category>

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		<description><![CDATA[8 ème édition de la nuit européenne des Musées ce samedi 19 mai 2012;  l&#8217;occasion non seulement  d&#8217;entrer gratuitement dans 1200 musées à partir de 18 heures mais jusqu&#8217;à une heure tardive avec à la clé des animations inédites. Autant [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>8 ème édition de la nuit européenne des Musées ce samedi 19 mai 2012;  l&#8217;occasion non seulement  d&#8217;entrer gratuitement dans 1200 musées à partir de 18 heures mais jusqu&#8217;à une heure tardive avec à la clé des animations inédites. Autant dire que vous ne serez pas seuls à vouloir en profiter, donc armez vous de patience avec cette idée que dans la vie &#8220;tout se paye&#8221;, d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre. Il vaut mieux en tous cas renoncer à imaginer tout faire et préparer à l&#8217;avance avec, comme premier réflexe, se rendre sur le site du <a href="http://nuitdesmusees.culture.fr/">Ministère de la culture </a>pour le programme complet dans toute la France. Pour Paris, petite sélection du Pariser: Le Louvre bien sûr avec une ouverture jusqu&#8217;à 23h45 pour vous y perdre à l&#8217;envi et un détour obligé à l&#8217;exposition sur Sainte Anne de Léonard de Vinci, avec des dessins magnifiques et le dos de l&#8217;oeuvre pour la première fois exposé-une merveille qui fermera toutefois à 21h. Juste à côté, Les Arts décoratifs pour la locomotive de Jean Paul Goude et la superbe exposition Louis Vuitton, un régal (voir article). Pas très loin et si vous préferez l&#8217;art contemporain, le Centre Pompidou est ouvert jusqu&#8217;à 1 heure du matin avec jusqu&#8217;à 00h30 des visites &#8220;insolites&#8221;. De là, dirigez vous vers le Marais qui reste &#8220;the place where to go&#8221; avec un maximum de musées à découvrir dans les hôtels particuliers les uns à côté des autres et qui vont rester ouverts jusqu&#8217;à 1h du matin comme le Musée de la Chasse-notre préféré ou le Musée Carnavalet qui offre jusqu&#8217;à minuit des concert par le Choeur Agapante. La Rive gauche aura de quoi vous séduire également avec le musée Rodin dont les jardins sont à découvrir à la lueur d&#8217;une lampe de poche jusqu&#8217;à 1 du matin tout comme les collections permanentes. La Monnaie propose des puces du contemporain jusqu&#8217;à minuit, heure à laquelle fermeront l&#8217;Institut du Monde Arabe et le musée d&#8217;Orsay ou le Grand Palais avec les expositions Beauté animale, Helmut Newton et Momenta (voir cimaise). Pour les amateurs de théâtre, la très bonne pièce de Jean Claude Brisville, Le Souper retraçant ce diner entre Fouquet et Talleyrand sera donné aux Invalides à 20h et 22h45 tandis que Napoléon sera à l&#8217;honneur comme il se doit. Enfin, pour tous ceux qui ne les ont pas encore découvert, le musée Branly sera ouvert jusqu&#8217;à 23h, celui des lettres et des manuscrits jusqu&#8217;à 22heures et le magnifique Musée Baccarat ou Nissim Camondo dans leurs hôtels particuliers respectifs jusqu&#8217;à 22h30 et 23 heures. De quoi sans doute avoir des files d&#8217;attentes plus modestes que dans les grands musées nationaux et vous donner une idée de ce qu&#8217;étaient les demeures des privilégiés d&#8217;autrefois&#8230;A noter également, le Théâtre de Chaillot propose un bal Gershwin à partir de 22 heures jusqu&#8217;à minuit.</p>
<p>LM</p>
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		<title>Les Arts décoratifs/ Louis et Marc</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 10:03:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>

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		<description><![CDATA[Disons le tout de suite, les Arts Décoratifs sont aujourd&#8217;hui le musée qui offre les scénographies les plus originales de Paris. Lorsqu&#8217;en plus, le groupe richissime dont le marketing est le coeur de métier, LVMH, se joint à l&#8217;entreprise, vous [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/1332855029image-1.png"><img class="alignnone size-full wp-image-16277" title="1332855029image-1" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/1332855029image-1.png" alt="" width="528" height="343" /></a></p>
<p>Disons le tout de suite, les Arts Décoratifs sont aujourd&#8217;hui le musée qui offre les scénographies les plus originales de Paris. Lorsqu&#8217;en plus, le groupe richissime dont le marketing est le coeur de métier, LVMH, se joint à l&#8217;entreprise, vous avez à l&#8217;arrivée le glamour, la beauté et un sans faute pour ce que les fashion victims-mais pas que elles-retiendront comme l&#8217;expo de l&#8217;année. Imaginez, un mur entier de sacs Vuitton selon les inspirations de Marc Jacob à côté de mannequins avec des têtes d&#8217;autruches, des plumes en veux tu en voilà; les yeux ne savent où se poser, les appareils photos s&#8217;affolent devant ces vitrines où tout le génie de Marc Jacob s&#8217;affiche. Il faut dire que celui de Louis Vuitton auquel le rez de chaussée de l&#8217;exposition est consacrée n&#8217;était pas mal non plus. XIX ème siècle, deux républiques, un empire, celui de Napoléon III. Louis Vuitton est d&#8217;origine modeste mais intuitif et persévérant. A cette époque, crinolines, chapeaux et autres accessoires encombrant font partie du voyage de tout riche qui se respecte pour se rendre à Deauville ou Biarritz que l&#8217;impératrice Eugénie vient de lancer. Avec ses caisses en sapin recouvertes de toile enduite grasse, légères mais résistantes, mettant les effets à l&#8217;abri des chocs mais surtout de l&#8217;eau, Louis Vuitton s&#8217;impose vite avec une première boutique rue de la Paix. En 1888, il invente son fameux damier puis les malles plates sur le dessus beaucoup plus faciles à empiler. Elles sont encore dans un état remarquable comme vous pourrez le vérifier au fil des vitrines joliment mises en valeur par les boiseries, malles cabines ou renfermant un lit, dans une époque où les habits de poupées étaient aussi soignés que ceux de leurs propriétaires. Puis un escalier vous fait quitter les &#8220;origines&#8221; pour arriver dans la modernité, celle d&#8217;une maison qui a su rencontrer un industriel visionnaire et inspiré-Bernard Arnault- de quoi s&#8217;offrir les meilleurs comme Marc Jacob. Un mur d&#8217;écran retrace son &#8220;monde&#8221; composé de Deneuve dans Bunel, des Simpson, de Marylin, et autres figures iconiques. La malle du XXI ème siècle. Ainsi est le sac à main, dans tous ses états. Roues de chaussures, prêt à porter, le créateur américain entré chez Vuitton en 1997 a su décliner le style du malletier dans une palette sans cesse plus large-la joaillerie récemment-avec le même bonheur. &#8220;Je ne suis pas parfait mais je suis parfait dans l&#8217;imperfection&#8221; dit-il. En voilà en tous cas la confirmation avec une exposition où l&#8217;opulence rivalise avec la beauté des matériaux choisis pour que le luxe s&#8217;exprime dans toute sa puissance. Chapeau!</p>
<p>LM</p>
<p><a href="http://www.lesartsdecoratifs.fr">Musée des Arts décoratifs</a> jusqu&#8217;au 16 septembre 2012</p>
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<p><a href="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/Panthère-cage.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-16275" title="Panthère cage" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/Panthère-cage.jpg" alt="" width="500" height="380" /></a></p>
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		<title>Ça plombe</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 08:58:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour qui a vu le film Incendies de Denis Villeneuve, nommé pour les Césars et les Oscars et considéré justement par le New York Times comme un des dix meilleurs films de l&#8217;année 2011, l&#8217;idée d&#8217;une nouvelle pièce de Wajdi [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/e0c65417f425267fdbdd247a13394f76.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-16472" title="e0c65417f425267fdbdd247a13394f76" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/e0c65417f425267fdbdd247a13394f76.jpg" alt="" width="600" height="397" /></a></p>
<p>Pour qui a vu le film <em>Incendies</em> de Denis Villeneuve, nommé pour les Césars et les Oscars et considéré justement par le New York Times comme un des dix meilleurs films de l&#8217;année 2011, l&#8217;idée d&#8217;une nouvelle pièce de Wajdi Mouawad auteur de cette incroyable histoire expliquant que 1+1=1 (<a href="http://www.thepariser.fr/incendies-wajdi-mouawad/">voir article</a>) était fort prometteuse. A l&#8217;arrivée, une heure quarante cinq plus tard, mon dieu comme l&#8217;on est heureux que cela s&#8217;arrête. Peu de gens sont sortis-la salle Jean Vilar du Théâtre de Chaillot est peu commode pour cela- mais cette histoire d&#8217;inceste avec un père se masturbant devant une robe d&#8217;enfant jusqu&#8217;à la scène finale, limite insoutenable, est sans conteste ratée. &#8221; On n&#8217;y comprend rien&#8221; dit à un moment un des comédiens; voilà qui résume bien le sentiment pour un spectateur réduit à voir les personnages affublés de manteaux de fourrures dans cette ville minière loin de tout pour une vengeance qui parait tirée par les cheveux et sans que jamais ni l&#8217;émotion ni la colère ne soit contagieuse. L&#8217;auteur a ainsi choisit encore de traiter d&#8217;une histoire &#8220;lourde&#8221; qui laisse malheureusement seulement le spectateur hagard à la sortie; il ne s&#8217;est rien passé.</p>
<p>LM</p>
<p><a href="http://www.theatre-Chaillot.fr">Théâtre de Chaillot</a> jusqu au 25 mai-20h30</p>
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		<title>De Cannes à l&#8217;Elysée</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 15:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>

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		<description><![CDATA[Le nouveau gouvernement ou Cannes, depuis mercredi soir, il faut choisir. Ce qui est sûr, c&#8217;est que des deux tapis rouges, les tenues étaient plus glamour sur la Côte d&#8217;Azur même si le cinéma s&#8217;est également bien invité dans la [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/2004785_gouvtgb_640x280.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-16441" title="2004785_gouvtgb_640x280" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/2004785_gouvtgb_640x280.jpg" alt="" width="640" height="280" /></a></p>
<p>Le nouveau gouvernement ou Cannes, depuis mercredi soir, il faut choisir. Ce qui est sûr, c&#8217;est que des deux tapis rouges, les tenues étaient plus glamour sur la Côte d&#8217;Azur même si le cinéma s&#8217;est également bien invité dans la cour de l&#8217;Elysée avec ces &#8220;élus&#8221;du Président. Les dix sept femmes avaient choisi pour la photo des tenues sobres-Cécile Duflot était même en jean- , histoire de ne pas se faire remarquer, contrairement à Eva Longoria devant le Palais des Festivals. Le maquillage aussi était léger, avec il est vrai l&#8217;Oréal qui n&#8217;est pas encore sponsor du gouvernement Ayrault. Voilà pourtant qui,  en période de restrictions budgetaires- moins 30 % annoncés sur leur salaire (lequel reste quand même de 9 000 euros)- pourrait être une bonne façon de continuer à assurer le train de vie de l&#8217;Etat. On pourrait alors voir comme dans le supplément Cannes offert avec le Journal du Dimanche, les photos des ministres <em>&#8220;qui le valent bien &#8220;</em> côtoyer l&#8217;interview du Directeur de l&#8217;Oréal avec pour lui une double page contre une simple pour Thierry Fremaux, il est vrai &#8220;seulement&#8221; en charge de la sélection cannoise. Un &#8221; bazar resplendissant &#8220;comme le définit fort bien Jane Fonda sur la Croisette, avec <em>&#8220;des gros films qui protègent les plus petits&#8221;</em> ce qui sera sans doute également le cas des &#8220;gros&#8221; et &#8220;petits&#8221; ministres et a fortiori des ministres délégués, pressés d&#8217;aller travailler comme tous ces journalistes qui vont assister loin de l&#8217;hystérie cannoise aux projections de 8 h 30 . Il n&#8217;empêche que la compétition à Paris a dû être rude avec, victime de taille, Martine Aubry,  qui en visant la &#8220;Palme d&#8217;or&#8221;, est repartie bredouille. Depuis l&#8217;inauguration de Momenta le 9 mai au Grand Palais où Frédéric Mitterrand l&#8217;avait salué comme sa remplaçante rue de Valois et la rumeur dans la salle de presse à l&#8217;Elysée mardi pendant l&#8217;investiture qu&#8217;elle héritait d&#8217;un grand ministère regroupant éducation et culture-lesquels sont en  interaction évidente comme nous l&#8217;avaient répété tous les candidats <a href="http://www.thepariser.fr/et-la-culture-bordel-sarkozy-hollande-poutou-arthaud-cheminade-le-pen-melenchon-bayrou-presidentiellehadopi/">( voir article),</a> c&#8217;est un vrai coup de théâtre comme le Festival en a lui même connu que cette absence. Le &#8220;palmarès&#8221; n&#8217;a par ailleurs pas manqué d&#8217;humour avec un ministère du &#8220;redressement productif&#8221; pour &#8220;l&#8217;acteur&#8221; sans aucun doute de ce gouvernement, Arnaud Montebourg. Un prix de consolation qui ressemble à un placard pour celui qui mardi soir semblait accablé comme l&#8217;ensemble de la salle du Théâtre de Chaillot à la fin de<em> Temps</em>, la nouvelle pièce de Wajdi Mouawad. Heureusement le cocktail ce soir de première lui redonna des couleurs comme l&#8217;ensemble de fêtes cannoises permettra aux festivaliers de se remettre de ces films qui décrivent le plus souvent la vie, la vraie vie des gens comme celles de ceux qui votent et savent bien que tout cela, c&#8217;est malheureusement beaucoup de cinéma.</p>
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<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
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		<title>Codex et ennui</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 14:12:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas évident de programmer de la danse au Théâtre de la Ville, pourtant spécialisé en la matière. Entre Pina Bausch et son &#8220;rien &#8221; coloré et Anne Teresa de Keersmaeker et ce spectacle Cesena, donné à Avignon l&#8217;an dernier, du [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pas évident de programmer de la danse au Théâtre de la Ville, pourtant spécialisé en la matière. Entre Pina Bausch et son &#8220;rien &#8221; coloré et Anne Teresa de Keersmaeker et ce spectacle Cesena, donné à Avignon l&#8217;an dernier, du noir, rien que du noir, les amateurs de danse ont de quoi rester sur leur fin. Ce soir de première, il n&#8217;y avait en tous cas pas la même recherche vaine de places comme pour la chorégraphe allemande, le public étant peut être déjà au parfum. Un homme s&#8217;avance, nu, et émet des sons, pas vraiment du chant. Puis, la scène juste éclairée par un néon se peuple de silhouettes noires qui bougent ou pas-selon, autour d&#8217;un cercle tracé à la craie. Les premiers spectateurs désertent avec cette obligation dans cette salle de passer devant tout le monde, y compris les artistes. Par vagues, les fauteuils claquent malgré il faut en convenir une musique polyphonique magnifique venue du Moyen Age, des chants sacrés que l&#8217;on appelle des codex. La salle prend alors des airs d&#8217;Eglise avec des danseurs qui se tortillent par terre ou ne font rien. Certains spectateurs auront pourtant été entrainés dans cet ailleurs à en juger leurs applaudissements. Mais cela n&#8217;aura pas été le cas pour le plus grand nombre&#8230;</p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cesena au <a href="http://www.theatredelaville.fr">Théâtre de la Ville</a> jusqu&#8217;au 19 mai -20H30</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/FNkaZr4kcrk" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		<title>Au bonheur des rencontres</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 10:11:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;été arrive, les vacances aussi. Et si vous aurez du mal à voyager aussi intelligemment que Sophie Jobillard et Jérome Pitorin dans leurs Echappées belles, vous pourrez toutefois vous inspirer de cette belle curiosité qu&#8217;ils mettent dans leurs voyages avec [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/400x300_14599_vignette_EchappeesBelles-Croatie-14.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-16427" title="400x300_14599_vignette_EchappeesBelles-Croatie-14" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/400x300_14599_vignette_EchappeesBelles-Croatie-14.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p>L&#8217;été arrive, les vacances aussi. Et si vous aurez du mal à voyager aussi intelligemment que Sophie Jobillard et Jérome Pitorin dans leurs <em>Echappées belles</em>, vous pourrez toutefois vous inspirer de cette belle curiosité qu&#8217;ils mettent dans leurs voyages avec chacun leur style pour vous faire découvrir toutes ces destinations lointaines ou proches. Exemple avec la Tunisie, où le jasmin est devenu &#8220;barbu&#8221;. Après Tunis, son souk et l&#8217;agitation de la ville, voilà Djerba, désertée par les touristes et l&#8217;animatrice à la recherche des &#8220;vrais gens&#8221;. Direction donc le marché aux poissons où une fois achetés, on les cuit de l&#8217;autre coté de la rue dans des restaurants avec pour 7 euros à deux vous êtes résolument le roi du monde. Les commentaires des animateurs sont amicaux, toujours justes réussissant le savant dosage entre le &#8220;little talk&#8221; et l&#8217;information. De quoi découvrir que juifs et musulmans peuvent cohabiter pacifiquement depuis mille ans comme dans ce quartier de bijoutiers ou que les touaregs pratiquent depuis longtemps  le développement durable. De villages écotouristiques à des gites ruraux qui redécouvrent les traditions anciennes c&#8217;est tout un tourisme &#8220;autre&#8221; qui se dessine avec les infos à retrouver sur internet. Bangkok est l&#8217;autre destination avec cette fois, Jérome Pitorin qui nous guide dans ce pays du sourire. Et même si <em>&#8220;l&#8217;on sourit moins qu&#8217;avant car les enfants ne reçoivent plus l&#8217;amour de leur mère via le lait maternel&#8221;</em> commente un vieux sage, les choses changent dans ce pays où la corruption est reine. Ainsi cet ancien propriétaire de bordel, reconverti en politique contre cet impôt illégal qui est aussi coutumier pour un thaïlandais que de prier les esprits, est-il entré en lutte, au risque d&#8217;y laisser sa peau. Disneyland est ici Crocoland avec de vrais crocodiles et des pauvres bougres qui passent leur journée à mettre leur tête ou leurs mains dans leur gueule devant une salle clairsemé où le public guette l&#8217;accident. On joue à se faire peur, avec pour eux, un bout d&#8217;oreille ou de doigt en moins. La semaine prochaine avec un tour dans les Cotes d&#8217;Armor, voilà qui ne risque vraisemblablement pas d&#8217;arriver&#8230;</p>
<p>LM</p>
<p>Echappées belles-le dimanche à 10 heures sur France 5</p>
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		<title>Foster, d&#8217;air et d&#8217;acier</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 20:08:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Monsacré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis Michael Moore, les documentaires ont désormais toute leur place sur les grands écrans, avec plus ou moins de bonheur et de succès sachant qu&#8217;ils ne bénéficient pas d&#8217;un tarif réduit&#8230;Dix euros pour ne pas avoir d&#8217;effets spéciaux ni de [&#8230;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/germanbig.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-16397" title="germanbig" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/05/germanbig.jpg" alt="" width="600" height="392" /></a></p>
<p>Depuis Michael Moore, les documentaires ont désormais toute leur place sur les grands écrans, avec plus ou moins de bonheur et de succès sachant qu&#8217;ils ne bénéficient pas d&#8217;un tarif réduit&#8230;Dix euros pour ne pas avoir d&#8217;effets spéciaux ni de stars ou d&#8217;histoire, il faut que le sujet et la réalisation tiennent sacremment la route. Cela arrive de plus en plus souvent comme récemment Solutions locales pour désordre globale de Coline Serrault ou &#8220;Je suis venu vous dire &#8220;sur Gainsbourg. Cette semaine de disette cinématographique en raison de Cannes, sort &#8220;Norman Foster, quel est le poids de votre immeuble? &#8220;, une sorte d&#8217;Empreinte(série inspirée diffusée sur France 5).  L&#8217;occasion de revenir sur les réalisations d&#8217;une beauté halllucinante de cet architecte anglais à la précision extrême dans son allure comme dans ses dessins.  Le viaduc de Millau devient une majestueuse et  immense accrochée dans les airs filmée par une caméra inspirée. Depuis ses débuts dans un appartement qui devenait un studio quand les clients arrivaient, Norman Foster a su creuser son sillon, en débutant dans les constructions industrielles, considérant qu&#8217;un ouvrier méritait autant de considération que son patron. Son implication dans l&#8217;environnement est ainsi très forte comme avec cette ville nouvelle Masdar en plein désert, projet digne de Chandigar de Le Corbusier avec la volonté d&#8217;atteindre un bilan carbone zéro. <em>&#8220;More with less-Plus avec moins&#8221;</em>, toute l&#8217;architecture de Foster est dans l&#8217;économie avec des lignes d&#8217;une pureté absolue comme ces sillons que laissent les skis dans la neige, ou ceux des avions dans le ciel-deux de ses passions. Le stade Wembley à Londres, Le Reichstag à Berlin, la tour HSBC à Hong Kong, sa dernière grande oeuvre-le plus vaste bâtiment jamais construit au monde est à Pékin, un aéroport dont il s&#8217;est fait la spécialité. Il y  a respecté la culture chinoise avec cette belle forme de dragon assoupi et appliqué les techniques modernes. Le  documentaire revient également sur cette force de caractère de cet homme que l&#8217;on donnait mort à cause d&#8217;un cancer et  qui, a 70 ans en parait dix de moins, marathonien en ski de fond, pilote capable de commander un gros porteur et visionnaire ô combien conscient du défi de faire des villes intelligentes pour cette urbanisation galopante qui poussera de plus en  plus les hommes dans les villes et qu&#8217;il  faudra donc bien loger. Alors, cela vaut-il le déplacement? Oui, pour la grâce des images magnifiques rendant compte de ses réalisations, sans doute non pour ce que l&#8217;on vient chercher en allant au cinéma: une histoire. Voilà en tous cas un beau documentaire qu&#8217;Arte diffusera sans doute un jour ou l&#8217;autre&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>LM</p>
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